Lors d’un mécanisme de blessure, le corps envoie des signaux comme la douleur, l’enflure, les rougeurs, etc. Bien souvent, nous croyons que l’arrêt de l’activité physique va permettre de guérir plus rapidement ou tout simplement de soulager la douleur. Au contraire, elle occupe un rôle primordial dans le processus de guérison. Au cours des années, la physiothérapie s’est beaucoup développée et a laissé place à une approche proactive dans sa pratique. Basé sur plusieurs données probantes, ce type d’approche, qui inclut l’activité physique et les exercices thérapeutiques, a démontré des bienfaits sur le plan physiologique et psychologique.

Effets physiologiques :

  • Augmente le volume du tissu musculaire (hypertrophie)
  • Augmente l’activité musculaire (détecté à l’EMG)
  • Augmente la force ligamentaire
  • Diminue la dégénérescence du cartilage articulaire
  • Augmente la densité osseuse
  • Augmente l’activité des ostéoblastes (cellules qui forment l’os)

Effets psychologiques :

  • Aide à combattre l’anxiété et la dépression
  • Améliore la capacité à répondre au stress
  • Améliore les habitudes de vie à long terme
  • Favorise un sommeil de meilleure qualité
  • Attribue un sentiment de contrôle sur son état

Des études ont démontré que dans le processus de guérison, la pratique d’activité physique produit un stress mécanique qui est considéré comme un stimulus qui engendre une réponse permettant la réparation du tissu blessé. Ces manifestations cellulaires se produiraient sur plusieurs types de tissus (os, muscles, tendons et cartilages articulaires). Il n’est pas nécessaire de s’entrainer plusieurs heures dans un gymnase pour y parvenir. L’activité peut se faire facilement à la maison.

Quelques recommandations :

  • 30 minutes par jour d’exercices cardiovasculaires continus ou accumulés (marche rapide, vélo, course, randonnée, etc.)
  • Deux fois par semaine d’exercices de renforcement léger progressif (à l’aide d’élastiques, de poids libres, de ballons ou même de cannes de conserve)

Il n’est jamais trop tard pour commencer à bouger, tout le monde y trouvera son compte et verra des effets positifs sur le corps comme le contrôle de la douleur et l’activation du processus de guérison. Il suffit de faire des activités en lien avec ses intérêts et d’y aller à son rythme ce qui rendra agréable la réadaptation et motivera sa participation.

 


Écrit par Audrey Baril, thérapeute en réadaptation physique chez Physiothérapie SN+