Un bébé qui se traîne sur les fesses, qui se déplace à « trois pattes » ou en sautant sur les fesses au lieu de marcher à quatre pattes, ça peut sembler mignon au premier abord, mais c’est souvent le signe de problèmes sous-jacents qui peuvent avoir des conséquences à long terme. C’est pourquoi cette condition mérite d’être évaluée en physiothérapie.

Être couché sur le dos et sur le ventre, rouler du dos au ventre et du ventre au dos, ramper, s’asseoir, marcher à quatre pattes, puis sur deux jambes… Chacune de ces étapes s’avère nécessaire au bon développement psychomoteur de l’enfant, à court et à long terme.

La marche à quatre pattes, une étape fondamentale du développement

La marche à quatre pattes aide le bébé à :

  • tonifier ses muscles (tronc, épaules, jambes, bras, mains) ;
  • renforcer les muscles de son cou pour l’extension et la flexion de sa tête ;
  • améliorer son tonus et sa posture ;
  • favoriser la dissociation des parties de son corps ;
  • développer la coordination bilatérale (l’utilisation des deux côtés de son corps en simultané).

Les nombreux acquis que le tout-petit consolide grâce à la marche à quatre pattes lui seront finalement fort utiles à long terme, à l’école entre autres (p. ex. : la motricité fine pour écrire).

Par conséquent, si vous constatez que votre bébé préfère effectuer ses déplacements au sol autrement que sur ses quatre pattes (ce qu’on appelle un déplacement atypique), il importe de consulter en physiothérapie.

Physiothérapie et déplacement atypique

Les parents qui ont recours à la physiothérapie pour le déplacement atypique de leur enfant le font souvent sous la recommandation d’un médecin. Mais si vous remarquez que votre enfant n’aime pas la position ventrale dès son plus jeune âge ou si vous avez des inquiétudes quant à son développement moteur, n’hésitez pas à consulter sans tarder.

Lors de la première rencontre, le physiothérapeute vous interrogera par questionnaire pour recueillir diverses informations sur l’enfant (grossesse, accouchement, premiers mois de vie, suivis médicaux, médicaments, allergies, etc.). Une période d’observation permettra ensuite d’évaluer le comportement du bébé dans différentes positions (sur le dos, sur le ventre, assis, debout), de même que son amplitude et ses restrictions musculaires notamment. Chez Physio SN +, un outil standardisé d’évaluation du développement moteur en 58 points (AIMS) est utilisé. Un bilan neurologique sera également mené pour confirmer que l’immaturité du système neurologique n’est pas en cause (les cas sont rares).

Les rencontres suivantes, le physiothérapeute trouvera des façons amusantes pour votre bébé de stimuler les muscles de son cou, de ses fesses et de son tronc (chaînes latérales, abdominaux, obliques). Il vous fournira de plus des idées de jeux et des exercices de renforcement simples à intégrer dans votre routine de jeux à la maison, à effectuer dans le plaisir avec votre enfant. Les rencontres en physiothérapie seront espacées environ aux trois à quatre semaines afin de donner le temps à votre bébé d’adopter de nouvelles habitudes.

Au final, l’objectif est de ramener le tout-petit à la base pour qu’il apprenne à effectuer correctement toutes les étapes qui l’amèneront à marcher sur ses deux jambes avec succès. Pour cette raison, plus l’enfant est jeune lors qu’il consulte en physiothérapie, mieux c’est !

 


Chez Physiothérapie SN+, Amélie Simoneau, Pht est votre experte en matière de développement moteur. Elle possède plus d’une quinzaine d’années d’expérience et une expertise de pointe dans plusieurs champs d’intervention de la physiothérapie pédiatrique, comme les retards de développement moteur et la plagiocéphalie-torticolis.

Pour plus d’informations sur nos services en physiothérapie ou pour prendre un rendez-vous, téléphonez-nous au 819 477-7751.